Le jeu de la marchande

19/09/2016

Lorsque j'étais professeur de FLE à Taiwan j'avais élaboré ce jeu pour mes élèves. Il s'agit d'un exercice à faire en fin de niveau A1, qui permet de travailler en même temps les chiffres, le vocabulaire de la nourriture, l'interaction vendeur - acheteur et de donner un aperçu des quantités. 

J'ai créé 8 boutiques différentes : 

            

              

Chaque élève de la classe s'est vu attribué une planche de 160 € à découper : 


Et les élèves qui choisissaient de tenir une des 8 boutiques avaient aussi en plus un petit tas de "tickets de caisse" à remplir avec chaque client : 


Une fois révisées les phrases liées à cet exercice, les euros, boutiques et tickets étaient distribués dans la classe puis les élèves se mettaient à "jouer à la marchande" en autonomie pendant 30 minutes. Pendant ce temps je passais parmi eux et les aidais si ils me demandaient des phrases précises (à Taiwan, bien sûr, les élèves ont tout de suite demandé comment on pouvait marchander les prix en français et s'en sont donnés à coeur joie). Ces phrases étaient notées au tableau au fur et à mesure du jeu, et une fois l'effectuation terminée, nous passions en revue les problèmes rencontrés, les mots nouveaux appris durant le jeu, les gains des vendeurs, etc. 

Ce jeu peut se jouer plusieurs fois de suite, sur plusieurs cours éloignés les uns des autres, de sorte à renforcer les acquis des élèves, leur donner la satisfaction d'avoir endossé plusieurs rôles et d'avoir pu utiliser les compétences gagnées à chaque fois. 

Vous pouvez télécharger l'ensemble de ce jeu au format PDF en cliquant sur ce lien : 



Et si jamais vous aviez des remarques à faire, si un prix vous semblent faux, si vous aimeriez avoir ce jeu mais avec des boutiques différentes, n'hésitez pas à me contacter pour m'en faire part... Ça me ferait bien plaisir. 

Une grossesse

10/08/2016

Je suis enceinte. Depuis 6 mois maintenant grandit en moi une personne en devenir. Deux personnes, devrais-je dire : un enfant en devenir, une maman en devenir. Mon corps en forme d'annonciation s'arrondit tout doucement, laissant entrevoir cette double naissance à venir. 

Il y a 6 mois, je n'aurais jamais imaginé pouvoir, vouloir, faire les choix que nous nous apprêtons à faire. Je n'aurais jamais imaginé cette détermination en nous, cet élan qui nous pousse à aller jusqu'au bout de notre intuition. Cet enfant nous mettra au monde de la même manière que nos mères nous ont sortis de leur ventre, de la même manière que nous les avons rendues mères. 

Nous l'attendons pour les premiers jours de novembre, et nous allons essayer de faire de cette naissance une prière.

Le syndrome d'Asperger

25/04/2016

J'ai découvert le syndrome d'Asperger il y a 3 ans, lorsque j'étais remplaçante dans un collège et que parmi les 3e il y avait un élève qui l'avait. À l'époque je n'y connaissais rien, mais ayant un papa éducateur, ce qui m'a permis depuis mon plus jeune âge de côtoyer des enfants différents, je n'avais aucun à priori sur la chose.

Cet élève, Léo, était tout à fait charmant, créatif, attachant. Il avait du mal à rester bien concentré en cours et il lui arrivait parfois de faire des pitreries dans la classe avec un humour un peu étrange qui ne faisait rire que lui, mais ça passait plutôt bien. Il dessinait beaucoup, réalisait des Bds très intrigantes sur son temps libre, et vouait une grande passion aux plantes, qu'on retrouvait souvent dans ses dessins.

J'ai gardé de cet enfant un bon souvenir.

Et puis me voilà stagiaire cette année, avec des enfants "dys" disséminés dans les classes. Dyslexiques, dysorthographiques, dyspraxiques... je me renseigne sur ces particularités là, constatant qu'en Arts Plastiques ces enfants sont souvent très créatifs et obtiennent de bons résultats.

Deux mois plus tard, je rencontre un neuropsychologue pour passer un bilan psychométrique (WAIS4) : Je suis diagnostiquée précoce, et j'apprends que cette particularité entre dans ce qu'on appelle "les troubles des apprentissages".

Petit à petit, une petite graine au fond de moi se met à germer. Asperger, Dys, précoce, TDA/H... je veux me renseigner sur toutes ces différences, considérées comme des handicaps, gérées dans les classes avec pincettes. Je veux entrer dans la tête de ce neuropsychologue qui côtoie ces enfants à longueur de journée, je veux apprendre, comprendre, accompagner, apprécier cette diversité que j'ai la chance de côtoyer dans mon travail.

Tout ces enfants assis en face de moi, à assurer, à accompagner, à encourager... Ces enfants qui me rappellent forcément un peu moi, assise là il y a 20 ans, dans ma différence ignorée, écrasée par un système scolaire qui ne me convenait pas, à devoir attendre mes 34 ans pour comprendre que ce n'était pas de ma faute.

La norme, en France, peut être tellement étouffante...

Découvrant toutes ces différences, il y a donc à peine quelques mois, j'apprends qu'un enfant sur 40 est précoce (2,5% de la population). Je réfléchis un peu... dans un collège de 500 élèves, par exemple, il y aurait environ 12 enfants précoces... (dans le collège où je suis actuellement, on ne m'a parlé d'aucun précoce). J'apprends ensuite qu'un enfant sur 100 est Asperger... soit dans un collège de 500, 5 enfants environ... (un seul est diagnostiqué dans le collège, et appréhendé avec beaucoup de précautions en tant qu'enfant autiste)

Les enfants Dys sont eux diagnostiqués et bénéficient de "PAP" (plan d'accompagnement personnalisé), mais est-ce que ça suffit ? Et je me demande où sont passés les autres, ces invisibles...

Repensant à Léo, et aussi à force de voir la figure du surdoué asperger ressortir dans les fictions dès qu'il s'agit de haute intelligence (comme dans The Imitation Game), je commence à me questionner sur les caractéristiques de cette forme d'autisme.

Ce que je comprends aujourd'hui, à l'aube de mes recherches, c'est qu'il s'agit d'un syndrome qui touche 8 garçons pour une fille, et que si ces personnes ont un QI dans la norme supérieure, le pourcentage de haut potentiel est égal à celui de la population générale (donc 2,5% d'aspies sont aussi surdoués...)

La chance de croiser une femme aspie surdouée en France est alors très mince.... Mais si on les cherche bien, il y en a qui tiennent de jolis blogs... (les-tribulations-dun-petit-zebre.com, lamanufacturedesloups.tumblr.com)

À vrai dire, moi je suis tombée sous le charme de ce blog là : emoiemoietmoi.over-blog.com dont l'héroïne me touche beaucoup. Je comprends bien que son fonctionnement est différent du mien qui ne suis que surdouée... mais je me retrouve quand même dans certaines choses qu'elle raconte (comme la difficulté parfois à comprendre l'humour des gens, la fatigue dans les supermarchés ou les soirées, le côté naïf, la franchise qui peut blesser, les obsessions, les difficultés aussi liées à la découverte de la sexualité...)

Et grâce à elle j'ai découvert ce webdocumentaire, dans lequel elle apparait, et qui m'a beaucoup appris :



Ukulele # Louise de Thomas Fersen

28/03/2016

Je me suis mise au Ukulélé à mon retour en France, en 2013. Je voulais pratiquer d'un instrument tout doux, facile à transporter, et jouer des chansons qui pourraient être fredonnées à plusieurs. J'écris ces chansons dans un petit carnet japonais au fur et à mesure que je les apprends, et j'aimerais vous les présenter ici. Voici donc la première du carnet : 

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